Direction… Mardin !

Direction… Mardin !

Serkan en discussion avec le proprio de l’hôtel Kas-i Abbas (Mardin) © André Lapointe

Ce matin, le levé fut tôt ! Car, c’est aujourd’hui le grand jour de notre « premier voyage » ensemble ! Hé oui, nous allons à Mardin.

Nous devons quitter « Taksim », qui se trouve du côté « Européen » d’Istanbul, pour rejoindre l’aéroport Sabiha Gökçen, qui lui se retrouve du côté « Asiatique » de la mégapole. On appelle quelquefois ce côté asiatique, « Anatolia ».

Nous pouvons prendre une navette (15 lira), pour nous rendre à l’aéroport, mais nous avons décidé de prendre un autre moyen et découvrir d’autre endroit en route. Nous, nous sommes rendus, en bus, à Kadiköy (côté Asiatique). En utilisant notre « istanbulkart », qui est une carte rechargeable et qui peut être utilisé dans presque tous les transports d’Istanbul ; bus, métro, métrobus, bateau… Coût du bus vers Kadiköy ; 2 lira. Par la suite, nous avons pris le bus no #E11, au coût de 4 lira, qui lui, nous mènera directement à Sabiha Gökçen… coût de l’opération ; 12 lira pour deux au lieu de 30 lira… nous sommes « économes » !!!

Nous voilà (enfin) à l’aéroport, prêt pour notre petite virée de 4 jours à Mardin !

Mardin… (Mêrdîn en kurde) est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom. Les ruelles de sa citadelle (xe siècle), jalonnée d’interminables escaliers, s’élèvent devant les plaines de Mésopotamie. Il y a de nombreuses mosquées, dont l’Ulu Camii au minaret sculpté (ancienne église Saint-Thomas) et la Latifiye Camii aux portes monumentales décorées. Ainsi qu’une dizaine d’églises comme Mar Behnam Kilesi.

Aux confins orientaux de la Turquie, perchée à 1 200 mètres d’altitude, à 20 kilomètres de la frontière syrienne, découvrez Mardin, joyau inexploré de la Turquie, aux antipodes des stations bétonnées du sud du pays.

Lieu du déjeuner © André Lapointe

Le vol s’est bien passé, nous avions de bonnes places… aux sorties de secours. Mon petit comique de Serkan a demandé à l’hôtesse, qui nous expliquaient les procédures au cas où ; « peut-on se pratiquer avant ? » … trop drôle la réaction de l’hôtesse… « Non ». Oui il a fait le même coup au retour lol

Nous voilà dans le tout petit aéroport de Mardin. Nous n’avions pas de valise en soute, alors c’est merveilleux ! Pas d’attente.

Nous avons utilisé un mini bus, pour nous rendre au centre de la vieille ville de Mardin (3.5 lira). À partir de là, nous avons décidé de marcher, jusqu’à notre hôtel. Nous avions l’adresse, mais nous ne savions pas où il était situé exactement. Serkan a utilisé son iPhone pour nous localiser par rapport à l’hôtel. La distance, sur le iPhone, semblait correcte… nous avons donc commencé à marche… moi lentement et Serkan rapidement. Le pire c’est qu’encore une fois il transporte le plus gros bagage et moi le plus petit. Je commence à me sentir mal, il fait toujours tout pour moi , pour me rendre heureux… ah ! Alors, en cours de route, la batterie du iPhone commence à montrer des signes de faiblesse… « Il ne faut surtout pas qu’il lâche. On va faire quoi? » Après, quelque 15 à 20 minutes de marches, nous voilà à quelques pas de distance de l’hôtel… mais on ne voit rien.

Serkan s’informe à un et à un autre… pour finalement nous faire indiquer le chemin de l’hôtel. Nous voilà traversant un mini bazar, passant à travers des rues, ou plutôt des ruelles, non des marches… car il n’y a que ça… des marches. Bon pour descendre ça va bien… mais il faudra les remonter ces $%&?$# de marches un jour.
Quelques passants nous ont aidés à trouver l’hôtel « Kasr-i Abbas ». Pas évident… le nom était « gravé » dans le béton de l’hôtel. Pour entrer dans l’hôtel, on se doit de cogner dans une grande porte de bois… « Bang », « bang » et « bang ». On commence à se dire qu’il n’y a personne, lorsque tout à coup la porte s’ouvre et nous sommes reçus par le proprio !

Il nous fait un historique de l’hôtel ; sa construction remonte à 900 ans, qu’au paravent ce fût une maison, il nous raconte qu’on retrouve différents signes religieux gravés sur les murs, ses armures, ses portes, son histoire, bref, tout y passe. Oui cela était intéressant, mais nous n’avions qu’une envie… aller dans la chambre. Serkan commençait à croire qu’il prenait son temps, par ce que la chambre n’était pas prête…

Notre « suite » © André Lapointe

Nous voilà, enfin, dans notre « Mezopotamya Suit Oda » ! Rien de moins. Nous avons changé nos vêtements et nous sommes parties à la découverte de la merveilleuse ville de Mardin. Nous avons marché (et monté) des tonnes de marches, regardé de vieux bâtiments et des musées. Notre estomac commençait à nous dire d’arrête pour manger… c’est ce que nous avons fait.
Nous avons mangé des Kebabs turcs, qu’on appelle ; Adana et Urfa (qui sont aussi des noms de villes en Turquie). Le kebab Adana est un peu plus épicé… c’était très bon. Serkan, comme une bonne partie des Turques, est un amateur du Ayran (boisson liquide très primée en Turquie, composée d’un tiers de yogourt frais et de deux tiers d’eau légèrement salée – le yogourt peut être de lait de vache, de brebis ou de chèvre). Moi, j’aime, mais à petite dose… Serkan en raffole !

La journée (et la soirée) fût assez éreintante, que dès notre retour à l’hôtel, nous, nous sommes mis au lit.
Demain, on s’en va à Midyat, un endroit qu’il faut voir dans la région de Mardin.

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