
Ce matin, je prends ça relax. Pas besoin de rusher, mon vol est à 13h30 et — tenez-vous bien — je vole en classe affaires. Oui, Monsieur ! Moi aussi je peux faire mon snob (juste un peu).
Bon, relax, mais quand même réveillé à 5h30 (mon cerveau n’a visiblement pas reçu la note). J’ai préparé ma valise (encore), pris un café et un muffin à l’Espressolab , pour survivre jusqu’à l’aéroport. Une fois prêt, j’ai quitté le Airbnb, en laissant la clé sur la table comme demandé et pris la route vers le métro.
Oui, encore le métro, parce que oui, je continue ma mission de voyager cheap.. je me suis donné le défi de dépenser le moins possible pour ce voyage… mais pas toujours pratique quand tu traines ta valise à travers les couloirs interminables du métro. Disons que ça compte comme mon cardio de la journée.
Rendu à l’aéroport, direction le terminal des vols locaux. Et puisque je suis en classe affaire, je file tout droit vers le lounge.
C’est la première fois que je visite celui-ci, et à première vue, il a l’air petit, mais en réalité, il est pas mal grand… et surtout plein à craquer pour un lundi matin.
Côté bouffe, y’a du choix et j’ai eu la chance d’arriver juste au moment du changement entre le déjeuner et le dîner, donc j’ai fait ce qu’il fallait — j’ai mangé des deux !
Un écran affiche les départs, alors je garde un œil dessus pour ne pas rater mon vol. Mon billet indique un embarquement à 12h40, mais aucune mention sur le tableau. Vers 12h15, je décide de quitter le lounge (par la sortie logique, croyais-je)… Mais non ! La dame à la sortie me dit : « La sortie se fait par les autobus. »
WTF ? Des autobus ? Pour sortir du lounge ? Là, je panique un peu. Je demande à un employé comment me rendre à mon vol pour Samsun, et il me dit calmement : “Le numéro du comptoir s’affichera… cinq minutes avant le départ”.
CINQ. MINUTES. AVANT. (Imaginez ici ma face de gars stressé.)
Il est 13h23 quand, enfin, le numéro du comptoir apparaît. J’y cours presque, monte dans le bus, et quelques minutes plus tard, on arrive… sous la passerelle de l’avion. Et là, surprise, on nous fait monter les marches directement vers la porte. Je m’assois, et à peine le temps de respirer qu’on m’offre un jus d’orange frais. Et voilà, la vie des gens riches et célèbres commence !

Le vol Istanbul–Samsun dure à peine une heure et demie, donc je ne m’attendais à rien de spécial.
Erreur ! On nous sert un menu complet : entrée, plat principal et dessert, sans compter le vin.
Pourquoi j’ai autant mangé au lounge déjà ?
Le repas était excellent, le service impeccable, et cerise sur le gâteau : personne à côté de moi. Le rêve.
On atterrit vers 15h à SZF, un petit aéroport charmant, donc débarquement à l’ancienne, par les escaliers, et pas de douane à passer (merci les vols internes).
Pour aller en ville, pas le choix : taxi obligatoire. Pas de bus, pas de métro non plus. J’avais demandé à mon ami Erkan de vérifier les prix à l’avance, et l’hôtel lui avait dit que ça ne devrait pas dépasser 900 TL. Le chauffeur m’en demande 1000 TL, parce que je paie par carte. Bon pour 3,33 $ de plus, on ne va pas se battre.
Direction le Sheraton Grand Samsun Hotel.
Enregistrement fait, je monte à ma chambre… enfin, à ma suite, parce que j’ai eu droit à un upgrade. (On ne se refuse rien, après tout.)
Je passe la soirée tranquille, à savourer un excellent repas au restaurant de l’hôtel et à faire mes petites recherches sur quoi voir à Samsun.
Soyons honnêtes, ce n’est pas la destination la plus touristique de Türkiye, mais j’ai quand même hâte de découvrir ce qu’elle a à offrir.
Après tout, chaque ville a son charme caché… et son café fort ! Et sinon, y’a toujours le spa, la piscine … et la suite.
En passant, voici mon avis sur le Sheraton Grand Samsun Hotel.
Ce matin, je me suis encore levé tôt — faut croire que mon horloge interne n’a pas reçu le mémo des vacances.
Direction le Feast Restaurant, le resto de l’hôtel, pour le déjeuner. Et là… je me suis bourré comme un cochon. La bouffe est excellente, et la variété est juste incroyable. Autant dire que j’ai testé (presque) tout ce qu’il y avait sur le buffet.

Après ce festin, retour à la chambre pour digérer un peu et me préparer à sortir.
Bon, on va se le dire : Samsun, c’est pas la capitale du tourisme, mais j’ai quand même repéré quelques endroits intéressants à explorer.
Déjà, depuis la fenêtre de ma chambre, je voyais un grand parc avec d’étranges sculptures… ça a piqué ma curiosité. C’était le Samsun Batı Park, situé à environ 25 minutes de marche de l’hôtel. Parfait, ça fera ma balade du matin.
Sur le chemin, j’ai croisé un bowling, des terrains de soccer, une grande enseigne “SAMSUN”, une mosquée, un coin pour pique-niquer, et — pourquoi pas — un autre parc.
Commençons par celui-là : le Çocuk Dünyası Parkı, ce qui veut dire Parc mondial des enfants.
En gros, c’est un parc dans un parc ! Un endroit pour les enfants, mais je vous garantis que les adultes au cœur d’enfant vont tripper autant qu’eux.
On y retrouve des statues grandeur nature de personnages tirés de contes de Disney, de Peyo (les Schtroumpfs, bien sûr !) et de Morris (Lucky Luke !), sans oublier une statue de Nasreddin Hodja, un personnage humoristique de la culture musulmane.
Quand j’y étais, un groupe d’enfants (probablement d’une garderie) se faisait prendre en photo par leur éducatrice. Les petits étaient déguisés en princesses et super-héros — c’était beau à voir !
J’ai passé un super moment à observer la scène et à replonger un peu dans mon enfance.

Je poursuis ensuite ma promenade et tombe sur une autre enseigne “Samsun”, cette fois toute colorée, avant d’arriver sur une superbe promenade au bord de la mer Noire.
En ce mardi matin, il n’y avait presque personne, et c’était parfait comme ça.
Et me voilà enfin devant ce que je voyais depuis ma chambre : les lions anatoliens !
Deux immenses statues de 24 mètres de long et 11 mètres de haut, impressionnantes même de loin. Normalement, on peut entrer à l’intérieur par une petite porte à l’avant de chaque lion, mais elles étaient fermées. Pas grave, j’ai pris des photos sous tous les angles possibles.
Entre les deux “Aslan” (lions, en turc), se dresse aussi la grande statue Amazon Heykeli, un monument dédié aux guerrières amazones — et non, je ne parle pas du site web !
Après tout ça, j’ai décidé de retourner tranquillement vers l’hôtel.
J’ai assez marché pour la journée ! Direction la piscine pour relaxer un peu, puis souper au Ristorante Fora — encore une fois délicieux.
Et ce soir, pas de sortie tardive : c’est ça, les vacances, non ?
Mercredi déjà. J’ai super bien dormi, et comme chaque matin, je descends au Feast Restaurant pour mon traditionnel déjeuner. Honnêtement, je pourrais vivre ici juste pour leurs buffets ! Après m’être bien rempli l’estomac, je me prépare pour une nouvelle journée d’exploration.

Aujourd’hui, j’ai envie de jouer au touriste culturel. Direction le Samsun Müzesi, aussi connu sous le nom de musée d’archéologie et d’ethnographie de Samsun. Le bâtiment est superbe, et rien que l’extérieur donne envie d’y entrer. À l’intérieur, on retrouve des artefacts des périodes chalcolithique, hittite, hellénistique, romaine et ottomane — bref, un beau voyage dans le temps.
Sauf que… petit détail : personne ne parle anglais. Pas grave, j’ouvre Google Translate, prêt à me débrouiller. Et là, une dame s’approche, parlant enfin anglais :
— “I’m sorry, sir, the museum only accepts cash.”
Ah ben parfait. Je n’ai pas un billet sur moi. Je n’allais pas retirer des turkish lira juste pour payer une entrée de musée. Dommage, il avait vraiment l’air intéressant ! Tant pis, ce sera pour une autre fois.
Je continue donc ma balade un peu au hasard et tombe sur un joli petit parc, avec une sculpture de derviches tourneurs et une fontaine. Quelques mètres plus loin, une autre statue attire mon attention : Yıldıray Çınar, musicien folklorique et acteur turc populaire dans les années 1960.
Je poursuis ensuite ma marche vers Tütün İskelesi, le quai historique où Mustafa Kemal Atatürk a débarqué pour lancer la guerre d’indépendance turque. Sur place, plusieurs statues de cire racontent cet épisode marquant du 19 mai 1919. Une visite émouvante et pleine de symboles.

Je longe ensuite la promenade au bord de la mer Noire, profitant du calme et du soleil. Quelques selfies (dont un ou deux avec des statues, pourquoi pas ), puis j’aperçois un pont piétonnier. Je le traverse pour aller voir le centre-ville.
Premier arrêt : un bâtiment monumental — la cour administrative régionale de Samsun. Majestueux, imposant, presque inattendu dans une ville de cette taille. Juste après, une autre statue d’Atatürk, cette fois sur son cheval, trône fièrement au cœur de la place.
À ce moment-là, un petit creux se fait sentir… Et là, que vois-je ? Un immeuble jaune, de style historique, avec de grandes fenêtres cintrées. Intrigué, je m’approche… et surprise… c’est un McDonald’s !
Bon, pourquoi pas. Ce sera mon repas du midi.

Bien repu, je ressors par la porte arrière et tombe nez à nez avec — encore — une enseigne “Samsun”. Je crois qu’ils en mettent une à chaque coin de rue ! Celle-ci se trouve sur une grande place publique entourée de boutiques et d’un petit centre commercial à ciel ouvert. Ils sont fiers de leur ville, les Samsunlu… et ils ont raison !
J’ai flâné un moment avant de reprendre le chemin de l’hôtel, cette fois en passant par les rues du centre.
Une bonne marche encore aujourd’hui, donc je m’accorde une récompense bien méritée, une baignade dans la piscine extérieure, suivie d’un délicieux souper au Ristorante Fora. Chaque soir, le menu trois services change, et jusqu’ici, tout a été impeccable. En prime, presque tous les soirs, un petit duo ou trio joue de la musique live — j’adore cette ambiance.
Ce soir, ce sera soirée relax : Netflix et dodo. Demain est un autre jour d’aventure !

Une autre journée très relax… En effet, ce jeudi, j’ai pris mon déjeuner et je suis encore parti marcher vers le Samsun Batı Park.
J’ai longé la promenade du bord de la mer Noire, me suis assis quelques instants pour admirer les vagues, pas très agitées ce matin-là.
Lors de ma dernière visite, j’avais repéré un petit café surplombant le parc. Je m’y suis rendu pour y prendre un bon latté.
Le serveur a vite compris que je n’étais pas Turc — dah !
Il m’a demandé d’où je venais et m’a confié qu’il ne voyait pas souvent de touristes ici, et encore moins de Canadiens. Puis, sa question suivante :
« Pourquoi Samsun ? »
Bonne question ! Je lui ai expliqué que je voulais découvrir une autre facette de la Türkiye, une ville au nord du pays, en bord de mer, et — détail important — avec un hôtel Marriott pour pouvoir utiliser mes points !
On a jasé un peu, entre deux clients, de la vie à Samsun et de celle au Canada. Ensuite, je suis retourné tranquillement à l’hôtel.

L’après-midi, j’ai profité du sauna vapeur, de la piscine extérieure, et j’ai fait le bacon sur une chaise longue pour me faire dorer la couenne. Ma journée a été des plus relaxantes.
En soirée, j’ai pris mon repas au restaurant de l’hôtel, puis retour dans ma chambre pour un autre épisode de Netflix avant dodo.
Ce matin, je me suis levé très tôt pour ma dernière journée complète à Samsun. Douche, déjeuner, et me voilà en direction du centre-ville — à pied, bien sûr. Environ quarante minutes de marche, parfait pour commencer la journée.
Mon premier arrêt : le Gazi Müzesi, le musée des vétérans. Ce musée raconte la vie d’Atatürk et plusieurs moments clés de l’histoire turque. Très intéressant… et gratuit en plus !
Après une trentaine de minutes de visite, j’ai poursuivi ma marche à travers le petit centre-ville, avant de me diriger vers un autre centre commercial que le serveur du café m’avait recommandé : le Piazza Samsun.
Effectivement, il est immense, moderne, et rempli de boutiques de marques et de restaurants. J’y ai mangé un pide (délicieux et abordable), puis j’en ai profité pour jeter un œil — encore une fois — aux valises. Mais non, je n’ai toujours rien acheté.
Pour le retour à l’hôtel, j’ai pris le tramway. Et ici, pas besoin de courir après un guichet pour acheter un billet : on paie directement avec sa carte de crédit. Montréal devrait en prendre note — tellement plus simple pour les touristes !

De retour à l’hôtel, j’ai profité une dernière fois de la piscine et du soleil. J’en ai profité aussi pour réserver mon taxi pour demain matin à 6 h 30 et confirmer le prix avec la réception : 870 TL.
Allez, un dernier repas, trois services, une valise à préparer, et c’est dodo !