Izmir, version “on marche-tu encore ?”

Izmir, version “on marche-tu encore ?”

Selfie près de l’hôtel @André Lapointe

Samedi 13 septembre… déjà une semaine de vacances de terminée.

Réveil à 5h00 –  oui, encore beaucoup trop tôt pour quelqu’un supposément en vacances –  mais mon taxi était prévu pour 6h30.
Douche, habillage, valise prête, et me voilà au restaurant juste à l’ouverture, à 6h00.

Je pensais être seul à déjeuner à cette heure-là, mais… Non, ça à l’air que beaucoup de gens aiment se lever avant le soleil. Le buffet était aussi bon que les autres jours (j’ai peut-être repris deux assiettes… mais rien ne peut être prouvé).

Après ça, j’ai récupéré ma valise, j’ai fait mon check-out, et attendu le taxi. À 6h25, il était déjà là. Efficace.
J’embarque, et tout ce que je comprends, c’est : « Airport ? »
Il ne parle pas anglais, et honnêtement, rien ne l’oblige à le faire. Alors on roule en silence.

Arrivé à l’aéroport, il me tend la machine pour payer, puisque j’avais mentionné que je paierais par carte. Et là…
1500 TL.  WTF.
On m’avait pourtant dit : Ça ne devrait pas dépasser 900 TL.
Hier encore : 870 TL maximum. Mais là, 1500 TL (≈ 50 $). Heu… non.

J’essaie de lui expliquer que le prix n’a pas rapport, mais il ne comprend pas un mot. À ce moment-là, j’ai deux choix :
– Je ferme ma gueule et je paie.
– J’appelle quelqu’un.

J’aurais voulu appeler Serkan… mais il est 1h du matin à Montréal. Je décide d’appeler Erkan, qui est à Izmir et donc probablement déjà réveillé. Je lui explique la situation, puis je mets le chauffeur sur le haut-parleur. Je ne comprends rien à leur conversation, mais après un moment, le chauffeur me montre 1300 TL sur sa calculatrice.
Toujours trop cher.

Une fresque à Izmir @André Lapointe

Erkan continue de discuter. Le chauffeur revient avec 1110 TL (≈ 36 $) en expliquant qu’il doit ajouter un supplément puisque je paie par carte.
Bullshit. Il le savait depuis hier.

Bref… ce n’est pas la différence de 8 $ qui m’aurait ruiné, mais c’est une question de principe. J’accepte, je paie, et il me remet mes bagages en faisant la baboune. Visiblement fâché. Tant pis !

Me voilà à l’aéroport, prêt pour mon vol avec une escale d’environ une heure à Istanbul. Heureusement, je suis encore en classe affaire, donc :
– repas en vol
– accès au lounge à Istanbul

Je monte dans l’avion, et là… un monsieur est assis à MA place. Je lui mentionne gentiment que c’est mon siège, il se lève sans protester.
Et là, devinez quoi ?
Je me sens mal TOUT LE LONG DU VOL de ne pas lui avoir laissé le hublot.
C’est tellement moi, ça.

En plus, je n’ai même pas regardé dehors, j’écoutais une série turque sur mon cellulaire. Quand il s’est mis à me parler – d’où je viens, pourquoi j’ai choisi Samsun comme destination – je me suis senti encore pire. Mais bon, trop tard pour reculer.
Le vol se passe bien et encore une fois un excellent repas.

Arrivé à Istanbul, direction le lounge ; le même que la dernière fois. J’ai encore bu, encore mangé et cette fois, zéro stress pour ma correspondance vers Izmir : JE SUIS UN HABITUÉ MAINTENANT. 

Le vol Istanbul–Izmir se déroule tout aussi bien… avec encore un repas (je vais clairement revenir avec quelques livres en trop).

En arrivant à Izmir, je me dirige vers la sortie et j’attends mon ami Erkan, qui est en route pour venir me chercher.

Un coup Erkan arrivé, on se dirige vers l’hôtel Four Points by Sheraton Izmir, où on va rester cinq nuits. Hé oui, j’ai invité mon ami à passer une partie de mon voyage avec moi en Türkiye — Izmir et Ankara plus précisément.

Monument de la république @André Lapointe

On arrive à l’hôtel, et par chance la chambre est déjà prête. On dépose nos valises, on fait le tour de la chambre (le balcon est vraiment un gros plus !) et on explore un peu l’hôtel.
En passant, voici mon avis complet sur cet hôtel.
Co
mme on a faim, on regarde ce qu’il y a autour… et ça tombe bien, il y a pas mal de choix ! Erkan connaît bien le Köfteci Yusuf, situé juste à côté de l’hôtel, alors c’est là qu’on va. Bon, soyons honnête, c’est surtout lui qui avait faim — moi, j’ai juste pris une soupe.

Ensuite, petite virée au centre commercial Ege Perla. Franchement, ça ne vaut pas vraiment le déplacement… c’est assez vide et côté boutiques, bof. Erkan songeait à louer une voiture pour qu’on puisse sortir de la ville pendant la semaine, mais honnêtement j’ai un budget un peu serré, donc je ne voulais pas trop investir là-dedans. On a quand même checké les prix — juste au cas où.
Après cette mini escapade de quartier, retour à l’hôtel.

Dimanche matin, direction le déjeuner au restaurant de l’hôtel. Comme j’ai un statut Marriott, le buffet est inclus. OK, c’est un buffet… mais il est quand même assez varié. Et à voir les assiettes d’Erkan, je peux confirmer qu’il a aimé ça. lol

Heureusement qu’on a bien mangé, parce qu’en voyage j’aime mieux marcher que prendre le transport en commun — ça permet de vraiment découvrir une ville. Et ça tombe bien, parce qu’Erkan veut m’amener au Westpark Outlet, situé à une heure de marche de l’hôtel.
Je lui propose d’y aller à pied. Il hésite… beaucoup. Mais il accepte.
Et j’avoue que, pendant le chemin, je me suis demandé : Mais pourquoi on n’a pas pris le bus…
Le trajet n’avait rien d’extraordinaire, mettons.

Enfin arrivés, on magasine un peu, surtout à la recherche d’une valise chez Boyner.
Avant ça, arrêt chez Columbia et chez Gloria Jean’s Coffees, où Erkan découvre que s’il télécharge l’application, il a droit à une boisson gratuite.

On arrive chez Boyner. Je compare, j’hésite… rigide ? souple ? Finalement, je choisis une valise souple à 5249 TL (environ 180 $).

Retour chez Gloria Jean’s pour réclamer le drink gratuit — qu’Erkan demande de “splitter” en deux pour que j’en profite moi aussi. 
Et pour le retour, cette fois on prend le bus… surtout avec une valise !

Pour le souper, ce sera : Pizza Locale.  Erkan connaît, il y en a une tout près. Très bon choix, la pizza était excellente.
Retour à l’hôtel pour relaxer avant de dormir.

Alsancak Sevgi Yolu @André Lapointe

Lundi = jour de lavage.
J’ai besoin de nettoyer quelques vêtements. Oui, je suis parti avec beaucoup de linge, mais pas assez pour sauter l’étape du lavage. Dans les Airbnb c’est simple, il y a une laveuse… mais dans les hôtels, c’est un autre game.

On trouve une buanderie pas trop loin – Laundrybar çamaşırhane – la même compagnie que celle que j’utilise à Istanbul, drôle de coïncidence !
On attend que le linge sèche, quand tout à coup on entend un énorme “BANG”, suivi de gens qui courent et crient.
On sort voir et là, un immense bloc de béton vient de tomber du bâtiment d’en face, directement sur le trottoir.
Il y avait des tables et des chaises là – c’est un café – et heureusement personne n’était assis, parce que ça aurait été fatal. 

Après ça, retour à l’hôtel pour déposer le linge propre… et étendre mes vêtements que je ne mets jamais dans la sécheuse.

Une fois le linge éparpillé un peu partout dans la chambre pour sécher, on se met en route pour aller visiter Izmir. Direction Atatürk Caddesi, qui longe la baie d’Izmir. On marche sur le bord de l’eau, tranquille, et on croise le fameux Tree of the Republic, à la place Gündoğdu, ainsi que le monument Atatürk, situé sur la même place publique.

Erkan veut ensuite me montrer une des rues populaires d’Izmir : Alsancak Sevgi Yolu, qu’on pourrait traduire par Love Street. Avec ses palmiers immenses, ses petites boutiques, ses sculptures et son logo “Izmir”, c’est vraiment une belle découverte. Cette rue a un petit charme chic qui me plaît beaucoup.

Erkan a un frère dans l’armée, ce qui leur donne accès à des cafés réservés au personnel militaire. Il veut absolument m’amener dans l’un d’eux. On se met donc en route pour trouver ce fameux café “militaire”. En chemin, on passe devant un autre café qui à l’air charmant, et on se dit “La prochaine fois, c’est sûr qu’on vient ici”

Tour de l’horloge @André Lapointe

On arrive devant le café réservé aux militaires. Erkan entre vérifier si on peut y aller… et revient bredouille. On ne peut pas. Je ne me souviens plus pourquoi, mais bref, pas pour nous aujourd’hui.

On revient sur nos pas et on retourne finalement au café qu’on avait repéré, le Romè Coffee Company. Et honnêtement… wow. Le lieu est magnifique, la terrasse est superbe, et la vitrine remplie de pâtisseries… un danger public. Tellement tentant que c’est difficile de choisir !

Moi, j’ai joué safe, un café et une sorte de pain-gâteau.
Mais Erkan ? Monsieur voit grand. Il commande son drink plus trois desserts différents.
Il en a tellement pris que j’ai dû l’aider à finir, et même à deux, on n’a pas réussi à tout manger. 

Par contre… c’est vraiment cher. Pour mon café et ma pâtisserie, j’ai payé 17 $ ! Je n’ose même pas imaginer la facture d’Erkan…

On retourne ensuite vers le bord de mer, on fait un petit arrêt au Konak Pier – pour une pause pipi bien méritée – et on continue jusqu’à la tour de l’horloge d’Izmir, un des symboles de la ville. Bien sûr, une séance photo obligatoire – faut bien prouver que j’y suis allé. Et étonnamment, il n’y avait pas beaucoup de monde ! Ça fait changement.

Notre prochaine étape est le Tarihî Asansör !
C’est un ascenseur public historique, construit en 1907, qui servait à relier les quartiers escarpés de Karataş. Aujourd’hui, c’est une attraction touristique très populaire, avec une vue incroyable sur la ville et la mer Égée. Pour s’y rendre, on passe par une petite rue trop mignonne, remplie de cafés et de restos.

Escalier à Izmir @André Lapointe


À l’entrée, deux bustes :
– celui de Dario Moreno, chanteur d’opérette et acteur turco-mexicain très connu en Türkiye.
– et d’Enrico Macias (Gaston Ghrenassia), un peu plus connu mondialement –  même si, disons,  – moins apprécié récemment à cause de ses commentaires sur le conflit en Palestine.
Il y a même une grande fresque en l’honneur de Dario Moreno sur la rue…Dario Moreno Sk.. !

Arrivés à l’Asansör, un coup de chance, car il n’y a personne ! C’est rare, parce que c’est souvent bondé. On monte, et en haut, la vue est splendide. Quelques photos, une petite marche, et on redescend.

À la sortie de Tarihî Asansör ! @Erkan

Mais une fois en bas, Erkan me dit : « Je connais un joli café dans le coin. »

On y va… et devinez quoi ? Le café est en plein milieu de la colline. On grimpe donc les très nombreuses marches pour atteindre ce fameux café Eklektika 40.
J’avoue que l’’endroit est vraiment cool, l’ambiance relax et le café était bon et pas trop cher. Une belle découverte.

Après cette journée bien remplie, on marche (encore !) jusqu’au métro pour retourner à l’hôtel et se reposer un peu. Et pour être honnête… je ne me souviens même plus où on a mangé ce soir-là !

J’ai super bien dormi ! Ça fait tellement du bien.
Après la douche, direction le buffet pour me bourrer la face avant d’entamer une nouvelle journée de visites. Pendant que je mange, Erkan insiste encore pour louer une voiture… lol. Il lâche pas le morceau !

Un cerf @André Lapointe

On se dirige ensuite vers le métro, parce qu’aujourd’hui, on sort un peu du centre-ville. Direction l’autre côté de la baie d’Izmir, vers Çiğli, pour visiter le Izmir Wildlife Park.
Ce zoo à but non lucratif a été inauguré le 30 novembre 2008, à la suite de la fermeture de l’ancien zoo d’Izmir. Il abrite pas moins de 1 800 animaux répartis sur 132 espèces. C’est quand même impressionnant !

Pour s’y rendre, on a pris un métro, un tramway et un bus. Oui oui, tout ça. Le transport en commun version multi-épreuves.

Nous voilà enfin arrivés au zoo. Prix d’entrée : 80 TL — soit environ 2,58 $. Sérieusement… à ce prix-là, au Canada (ou ailleurs), ce n’est même pas un café et un muffin.
Le zoo est très varié : tigres, lions, crocodiles, éléphants, singes… name it. Il y a aussi une section pour les reptiles et une autre dédiée aux oiseaux.

Pour bien visiter le site, il faut prévoir au moins deux heures et demie. Et non, on n’a pas rushé. On a pris notre temps, tranquillement.

Fait cocasse … À l’entrée, on arrive exactement en même temps que deux gars — un local et un touriste — un peu comme Erkan et moi… et devinez quoi ? On est ressortis au même moment ! Coïncidence totale, mais ça nous a bien fait rire.

On reprend ensuite le bus pour se rendre à la jonction du tramway, mais cette fois-ci, on décide de rester sur place. Juste à côté se trouve un centre commercial, le MaviBahçe.
C’est un centre commercial en partie extérieur, avec un superbe jardin intérieur entouré de galeries marchandes sur plusieurs étages. C’est beau, moderne et surtout très relaxant.

Un homme et la baie d’Izmir @André Lapointe

J’en profite pour passer dans ma boutique préférée : MAVI. Erkan, de son côté, voulait absolument visiter ce qui semble être la plus grande boutique pour animaux qu’il ait vue en Türkiye (Smart Pet+). Résultat, il achète des cossins pour ses chats, et moi… deux tubes anti-poils.
Croyez-le ou non, j’ai payé 13 $ pour les deux. À Montréal, c’est souvent 15 $ pour un seul. Cherchez l’erreur.

Pour le retour, on change de mode de transport : le traversier ! On traverse la baie par l’eau et on débarque près de la tour de l’horloge. De là, on reprend le métro pour retourner vers l’hôtel.

Pour le souper, ce sera un hamburger chez Grandinos. C’était vraiment bon, le service impeccable, et en prime… on nous a offert du thé gratuitement.
Et comme si ce n’était pas assez divertissant, Erkan s’est fait cruiser tout le long du repas par la serveuse… lol.

Encore une super belle journée bien remplie à Izmir !

Déjà le dernier jour à Izmir… alors j’en ai profité pour aller rencontrer mon ami Oktay près de son travail. On s’était donné rendez-vous au Starbucks du Konak Pier. En jasant, j’ai appris qu’il aurait pu nous amener passer une journée à Çeşme… si je lui avais dit plus tôt. Bref, je pense qu’on n’était juste pas destinés à y aller cette fois-là… lol

Le reste de la journée a été très tranquille. J’ai marché dans les environs du Konak Pier, pris quelques photos, puis je suis retourné vers l’hôtel. Fait surprenant : durant tout mon séjour à Izmir, je ne suis même pas allé dans un bar. C’est presque un exploit… lol

Demain, une nouvelle ville m’attend… restez à l’affût !

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