
Ce matin, c’est un double départ. Moi, vers la dernière destination de ce voyage de six semaines. Erkan, lui, retourne à Ağrı. Même si je suis parfaitement à l’aise de voyager seul, ces dix jours en sa compagnie ont été franchement l’fun. Merci Erkan pour les fous rires, les kilomètres parcourus et… désolé pour les ronflements nocturnes. Promis, je ne fais pas exprès…
Direction l’aéroport international Esenboğa. Et là, on va se le dire : pour un aéroport de capitale, c’est faible. Très faible. Peu de restos, presque pas de boutiques et un terminal si petit que tu peux en faire le tour en huit minutes chrono. On est à des années-lumière de YUL. Comme quoi, chialer contre l’aéroport de Montréal, c’est souvent juste un sport national…
Nos vols à Erkan et moi étant presque en même temps, on a passé nos derniers moments à errer ensemble dans le terminal, à tuer le temps et à prolonger l’au revoir.
Le vol vers Istanbul s’est bien déroulé. Une fois à IST, métro direction Taksim, où m’attend mon hôtel pour les cinq dernières nuits : le tout nouveau Moxy Istanbul Taksim. Ouvert depuis peu, tout est encore neuf. Si vous êtes curieux, mon avis détaillé sur l’hôtel vous attend juste ici.
Installation dans ma chambre — avec terrasse, s’il vous plaît — déballage express (le strict minimum, parce que chez Moxy, le rangement, c’est optionnel) et sortie immédiate pour manger. Mon choix : Esmer Chef Beyoğlu. La pizza était excellente !
Entre-temps, mon ami Ferhat, qui était à son dernier jour à Istanbul, est venu me rejoindre à la fin de mon repas. On est ensuite allés prendre un café… devinez où ? Ben oui : Espressolab !
Retour au Moxy, rideaux fermés, mission sommeil accomplie.

Premier matin au Moxy Istanbul Taksim et le test du déjeuner obligatoire. Mon verdict honnête ? Simple, efficace… mais clairement pas dans la même ligue que celui du JW Marriott d’Ankara. Disons que ça nourrit, sans émouvoir.
Aujourd’hui, c’est jour de lavage. Je ramasse mon linge et direction ma place habituelle : Laundry Taksim. Petite déception cette fois-ci, plusieurs machines sont hors service. Une fois le lavage terminé, je retourne à l’hôtel pour faire sécher le tout comme je peux. Dommage qu’il n’y ait pas de corde à linge sur la terrasse… mais bon, en voyage, on devient créatif assez vite.
En début d’après-midi, je mets le cap sur Taksim Square. J’ai rendez-vous avec mon ami Mark. On marche sur Istiklal Caddesi, puis on revient vers un Espressolab un peu différent. L’Espressolab Taşkışla, près du parc Maçka. J’y étais déjà venu et j’adore toujours autant l’ambiance, surtout la terrasse. Et en bonus, une armée de chats autour de nous — classique d’Istanbul.
On jase longtemps. Des changements, des projets, l’avenir. Je suis vraiment content pour lui car il a trouvé l’homme de sa vie et s’apprête à quitter la Türkiye… direction l’Australie. Gros moment.
Après ça, retour vers Taksim pour manger. Oui… encore une pizza, mais cette fois-ci chez Papa John’s. On se quitte ensuite et je rentre à l’hôtel relaxer un peu.
En soirée, petite balade solo, lèche-vitrines, un dernier café à l’Espressolab sur Istiklal… et dodo.

Le lendemain matin, en mode ultra relax.. tellement que j’arrive limite à la fermeture du déjeuner. Ensuite, je me prépare pour aller rejoindre mon ami Muhsin, qui travaille à Sultanahmet. On profite de sa pause lunch pour manger ensemble. Je marche jusqu’au tramway qui m’amène près du Grand Bazar, notre point de rencontre.
Et là… anecdote digne d’un film.
Je suis assis sur une grosse dalle de béton, en short, écouteurs dans les oreilles. Un gars s’assoit pas loin pour fumer. Deux minutes plus tard, il me fait de gros signes de la main …
— Vous êtes de Montréal ?
— Oui… comment tu sais ça ?
— Juste un gars de Montréal peut avoir un tattoo de Farine Five Roses sur la jambe.
On éclate de rire. On jase. Il est à Istanbul pour le travail, avec un collègue, et me demande si je connais bien la ville. Je lui suggère des restos et des activités hors touristes. Puis il m’explique pourquoi il est là : il est recherchiste à La Presse et est ici avec un collègue pour un reportage sur les greffes de cheveux… et il cherche des contacts.

Timing parfait. Je lui donne deux pistes, dont un ami (Turc-Canadien) spécialisé en tourisme médical. Je lui envoie un message WhatsApp et j’ai eu une réponse immédiate :
« J’arrive ce soir à Istanbul et je suis partant pour le reportage. »
Comme quoi, voyager mène à des rencontres vraiment improbables.
Victor repart et Muhsin arrive. On mange dans un petit resto kurde qu’il connaît. Délicieux, authentique et pas cher — exactement comme j’aime. Ensuite, tour rapide du Grand Bazar, puis on se quitte.
Je poursuis vers la Mosquée Bleue pour quelques photos, puis direction Gülhane Parkı. J’adore ce parc : grand, vert, vivant, mais très relax. Je m’y arrête un moment avant de reprendre le tramway et le funiculaire vers Taksim.

En soirée, souper au Balkan Lokantası Taksim, juste à côté de l’hôtel. Une valeur sûre. Dans le style cafétéria, plats variés, bons prix. Même si les tarifs ont augmenté, on s’en sort encore autour de 10 $ pour un repas complet.
Ensuite, direction MADO sur Istiklal pour tester le fameux dessert viral du moment : la Dubai Çikolata Pasta — une énorme boule de chocolat fourrée à la pistache.
Verdict ? Bon… mais beaucoup trop sucré et beaucoup trop cher (près de 17 $). Et pourtant, moi qui finis toujours mes desserts, j’en ai laissé plus de la moitié.

Le service, par contre, est irréprochable. En voyant que j’avais laissé la moitié de mon dessert de côté, le serveur m’a aussitôt demandé si ça ne m’avait pas plu et m’a offert autre chose, gratuitement.
Essayez d’avoir ça à Montréal…
Pour digérer tout ça… une bière au Exbar.
Puis… dodo bien mérité.
Vendredi matin, après mon déjeuner, je suis allé faire un tour du côté du Istanbul Cevahir Shopping Center. Pas parce que j’avais besoin de quoi que ce soit, mais simplement pour zieuter. Ensuite, j’ai flâné dans les environs du centre commercial avant de décider de marcher jusqu’à Taksim. Et laissez-moi vous dire une chose : ça fait une sacrée trotte.
Petit constat au passage : je réalise que je dois faire de plus en plus de pauses pour me reposer… ahhh, la vieillesse qui s’installe tranquillement

Le reste de la journée a été plutôt relax et, en début de nuit — oui oui, nuit — je suis allé au StayClub. Comme je l’ai déjà mentionné, ici les bars et discothèques commencent vraiment à s’animer vers minuit. Encore une fois, j’ai eu énormément de plaisir et j’y ai même rencontré un nouvel ami, Nourdine, un Algérien qui, comme moi, est complètement fan d’Istanbul. Une super belle soirée, mais à 4 h du matin, il était clairement temps d’aller dormir.
Se coucher à 4 h n’empêche pas mon corps de se réveiller vers 7 h… donc douche, préparation et direction le déjeuner.
Par la suite, mon ami Can était à Taksim. Je l’ai rejoint à l’Istiklal Mall, plus précisément chez Décathlon. Il cherchait un parapluie, mais sans succès. On a pris un café ensemble et il m’a dit qu’il viendrait peut-être au StayClub le soir même (divulgâcheur : il n’est finalement pas venu).

On se quitte ensuite, car je dois rejoindre Juni, Victor et le journaliste de La Presse (dont j’ai malheureusement oublié le nom…) dans le quartier chic de Nişantaşı. Le point de rendez-vous : Cup of Joy. Avouez que le nom est pas mal cute.
J’ai passé un peu de temps avec Juni avant l’arrivée des autres, puis j’ai assisté à l’entrevue. J’y ai appris plein de choses intéressantes. Le reportage devait sortir en octobre, mais au moment où j’écris ces lignes (janvier 2026), il n’est toujours pas publié.
Après ça, chacun repart de son côté et je prends le métro direction l’hôtel.
Souper au Balkan Lokantası Taksim, puis retour à l’hôtel. J’avais gardé de la place dans mon bedon, parce qu’un dessert m’attendait plus tard
Je profite du retour à l’hôtel pour écrire un peu sur le blog, faire les comptes du voyage (oui oui… lol), puis me préparer à sortir vers la tour de Galata.

C’est là que je vais enfin goûter LE dessert.
Il y a quelques semaines, un ami jordanien en visite à Istanbul avait publié une story avec un dessert tellement décadent que je devais l’essayer. Je lui ai demandé le nom et l’endroit. Résultat : juste en face de la tour de Galata, au Viyana Kahvesi Galata.
À mon arrivée, il y avait une file d’attente, mais elle avançait rapidement.
Le dessert tant attendu : le San Sebastian Cheesecake, nappé d’un coulis de chocolat belge.
OMG. J’ai absolument tout mangé. Contrairement au Dubai Çikolata pasta, là, il ne restait pas une seule miette. Et il faut dire que le décor, juste devant la tour de Galata, rend l’expérience encore plus magique.
Aucun regret.

D’ailleurs, même si ce dessert n’est pas d’origine turque, plusieurs affirment qu’il est encore meilleur qu’à San Sebastián, au Pays basque. Bon… va falloir que j’aille vérifier ça un jour
Pas étonnant que ce dessert soit viral sur TikTok.
Retour à l’hôtel pour me préparer à ma dernière nuit à Istanbul.
Je retrouve Nourdine au StayClub. On danse comme des fous. Il quitte vers 2 h et, fidèle à moi-même, je poursuis la soirée au Cheeky Club, où je reste environ une heure avant de rentrer. Une excellente nuit.
Après le déjeuner, le checkout et direction Taksim pour prendre le shuttle — non, cette fois-ci, je n’ai pas pris le métro.
Le vol vers Montréal avec Turkish Airlines s’est très bien déroulé, comme toujours. Par contre, à YUL, panne du système informatique : 1 h 30 d’attente.
Mais honnêtement, contrairement aux éternels chialeux, je comprends que ce genre de chose arrive partout.
Et voilà… la fin de mon incroyable voyage de six semaines.
Je pense prendre une pause de voyages à l’extérieur du Canada en 2026…
Mais bon, on verra ça au jour le jour