Ankara, au-delà des clichés

Ankara, au-delà des clichés

Ankara Kalesi @André Lapointe

Notre dernier déjeuner à l’hôtel avant de nous préparer pour le départ vers l’aéroport Adnan Menderes.
Le trajet s’est très bien déroulé en transport en commun, tout comme le passage à la douane. Par contre, cette fois-ci, à l’entrée de l’aéroport, on m’a demandé de sortir tous mes appareils électroniques (ordi, cellulaire, etc.) pour passer la première sécurité. C’est la première fois que ça m’arrive. Selon Erkan, c’est la procédure normale… aurais-je donc été si chanceux pendant tous mes autres voyages en Türkiye ?

Sinon, j’ai enfin eu ma photo avec le logo d’Izmir ici — mission accomplie.

Le vol s’est bien passé et nous sommes arrivés à l’aéroport international Esenboğa, à Ankara. De là, bus puis métro pour se rendre à l’hôtel.
Et quel hôtel !

Nous avons séjourné cinq nuits dans l’un des hôtels les plus luxueux d’Ankara : le JW Marriott Hotel Ankara.
Avec la chaîne JW, on ne se trompe jamais. Encore une fois, grâce à mon statut Platinum, j’ai eu droit à un upgrade en suite. Le luxe, le vrai. (Voici d’ailleurs mon avis sur l’hôtel.)

Pour cette première journée, on a surtout profité du lounge et pris le temps d’explorer les lieux. Une excellente façon de commencer le séjour.

Après une très bonne nuit de sommeil, direction le restaurant pour le déjeuner. OMG… le buffet était tout simplement incroyable. Dans mon cas, tout ce que j’ai mangé était excellent — et en quantité plus que respectable.

Bien repus, nous partons ensuite vers le centre-ville d’Ankara pour visiter la citadelle.
En chemin, surprise,  une manifestation militaire autour du Monument de la Victoire (Zafer Anıtı). Aucune idée de la raison, mais voir tous ces corps militaires défiler, c’était très impressionnant. Évidemment, j’en ai profité pour prendre quelques photos.

On continue vers la citadelle en zigzaguant dans les rues — une autre belle façon de découvrir la ville.
Et voilà Ankara Kalesi devant nous. Cette citadelle médiévale entoure la vieille ville et compte quarante-deux tours pentagonales le long de ses murs. Bon… on n’a pas fait le tour complet, mais quand même.

Ankara Kalesi @André Lapointe

On se promène à l’intérieur des murs, on nourrit quelques chats — dont un petit criss qui refusait catégoriquement de laisser les autres manger.
À l’intérieur de la citadelle, des gens y vivent encore. On y trouve aussi de petits marchés, une mosquée, des hôtels et plusieurs cafés.

Justement, on s’arrête au Museum Cafe Bistro, perché sur le flanc de la colline. Je me demandais pourquoi il y avait des petites couvertures sur les chaises… j’ai vite compris quand le vent froid nous a frappés de plein fouet. J’avoue que j’en ai utilisé une — même si, quelques minutes plus tôt, je m’étais moqué de la femme à côté qui en avait une sur les épaules.  Maudit Karma.

La vue sur la ville, par contre, était superbe. Ça valait largement le détour.

Après le café, on déambule dans les vieilles rues touristiques de la vieille ville. C’est clairement LE SPOT pour acheter des magnets et des porte-clés à 20 TL (environ 0,65 $). Erkan s’en est donné à cœur joie… et s’est même acheté un beau sac en tissu à l’effigie de chats. Évidemment.

En montant vers la citadelle, j’avais repéré un musée qui me faisait vraiment de l’œil : le Musée des civilisations anatoliennes (Anadolu Medeniyetleri Müzesi).
Erkan n’est pas un grand fan de musées, mais il a accepté de m’accompagner.

Côté prix, disons que c’était inégal :
Lui : environ 3 $
Moi : 12 € (environ 20 $)

Mais honnêtement, ça en valait totalement la peine. Le musée est fascinant, rempli d’objets incroyables et de peintures vraiment impressionnantes. Moi, j’ai adoré… même si je pense qu’Erkan, lui, s’est un peu ennuyé.

Après cette longue visite, retour vers l’hôtel, puis direction le Armada Alışveriş ve İş Merkezi, un centre commercial situé tout près.
On a mangé quelque part dans le coin… mais honnêtement, je ne me souviens plus où. Preuve que la journée avait été bien remplie !

Samedi… douche, déjeuner, pis prêt pour une grosse visite.

Anitkabir @André Lapointe

Aujourd’hui, on s’attaque à un lieu majeur, autant pour Ankara que pour toute la Türkiye : Anıtkabir.
Il s’agit du mausolée érigé en l’honneur de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur et premier président de la République de Türkiye, décédé le 10 novembre 1938.
L’ensemble monumental abrite aussi la tombe d’İsmet İnönü, son successeur et deuxième président de la République.

Disons-le tout de suite, la visite a très mal commencé.

Je prends des photos un peu partout à l’avant du site quand un énergumène vient littéralement se planter derrière moi pour essayer de regarder mon téléphone.
Je cache aussitôt mon cellulaire –  détail important – j’ai un protecteur d’écran anti-voyeur.
Erkan parle avec le gars, qui lui explique qu’il veut voir mes photos parce que je l’aurais pris en photo. Je refuse net de lui donner mon téléphone. Désolé, mais depuis mon vol de cellulaire à l’aéroport d’Istanbul, ma paranoïa est bien installée.

Un de ses amis arrive et demande ce qui se passe. On lui explique la situation : son ami veut prendre mon téléphone pour vérifier les photos.
Sa réponse ?
« Ne vous occupez pas de lui. »
Finalement, il invite son ami à partir avec lui et ils s’en vont.

Man… si tu ne veux pas te retrouver sur des photos, évite les sites touristiques.

P.S. Un peu plus tard, j’ai vérifié mes photos… et effectivement, il était sur l’une d’elles.
Merci Google et ta fonction effacer pouf, disparu !

Mustafa Kemal Atatürk @André Lapointe

Après cet épisode, on reprend nos esprits et on prend des photos devant le magnifique jardin de fleurs formant le drapeau de la Türkiye.
Ensuite, direction la cour centrale d’Anıtkabir… mais on nous bloque le passage.

Non, non, rassurez-vous : le vieux ne nous a pas fait bannir du site.
C’était simplement le changement de garde.

Et wow… quel spectacle !
Nous avons donc assisté à un premier changement de garde, solennel et impressionnant. Une fois terminé, nous avons enfin pu accéder au centre de la cour, puis faire la file pour entrer dans le musée consacré à Atatürk et à la Guerre d’indépendance turque (1919–1922).

Fait intéressant : plus de trois millions de visiteurs passent ici chaque année.

La visite du mausolée et du musée a été extrêmement marquante. J’ai adoré, autant pour l’aspect historique que symbolique.

En quittant le site, moment fort ! Tout le monde s’arrête simultanément pour observer une minute de silence. C’est vraiment impressionnant à vivre, presque irréel.
Et pour couronner le tout, nous avons eu droit à un deuxième changement de garde.

Musée au Anitkabir @André Lpointe

Prochain arrêt : Emek İşhanı, pour aller manger chez Bolulu Hasan Usta, avant de reprendre tranquillement le chemin de l’hôtel.

Aujourd’hui, dimanche, c’est journée détente : piscine, sauna vapeur… et encore piscine.

Nous avons pleinement profité des installations de l’hôtel. Il faut dire que leur centre de santé est magnifique. Deux piscines – une intérieure et une extérieure –  alors ce serait presque stupide de notre part, de ne pas en profiter.
Et comme si ce n’était pas assez, ils ont aussi un hammam, en plus du sauna vapeur et du sauna sec.

Soldat au Anitkabir @André Lapointe

Bref, une journée à ne rien faire…mais à très bien le faire.
Une journée parfaite pour relaxer, décrocher et recharger les batteries.

Je devrais vraiment faire ça plus souvent pendant mes voyages.

Déjà lundi… dernière journée complète à Ankara. Autant dire qu’on compte bien en profiter à fond.

Erkan me propose d’aller voir la fameuse tour de communication Atakule. Haute de 125 mètres, elle possède un observatoire au sommet et domine la ville depuis 1989. Conçue par Ragıp Buluç, la tour abrite aussi deux restaurants — dont un qui tourne à 360 degrés en une heure — ainsi qu’un café. À la base, on retrouve même un centre commercial. Oui, tout ça dans une seule tour.

Vue sur le Anitkabir à partir de Atakule @André Lapointe

L’entrée coûte 600 TL (environ 20 $). Un employé nous accompagne dans l’ascenseur pour monter jusqu’en haut, un peu comme dans les vieux films. C’est simple, mais étonnamment magique.

La vue sur Ankara est spectaculaire. On s’amuse à chercher notre hôtel depuis là-haut… on finit par le trouver, mais pas sans effort. Pour les amateurs de techno, il est aussi possible de faire une simulation immersive à 360 degrés qui te fait voyager virtuellement à travers les monuments de la capitale… pour la modique somme de 1 200 TL (presque 39 $). Disons que mon budget a poliment décliné l’invitation.

Après la visite, on fait un peu de magasinage dans le centre commercial. Erkan s’achète quelques trucs pendant que moi, je profite surtout de l’ambiance. On s’installe ensuite sous la tour, sur des chaises mises à disposition, pour admirer Atakule dans toute sa splendeur. Moment calme, très agréable.

Atakule @André Lapointe

Puis, mission spéciale du jour : trouver la fameuse tartinade de noisettes turque Torku.
Petit retour en arrière : avant même d’arriver en Türkiye, je voulais absolument en rapporter. À chaque épicerie visitée durant le voyage, je fouillais les tablettes… sans succès. À Ankara, avec Erkan, on a essayé encore. Et encore. Rien. J’ai fini par faire mon deuil.

Sous le Atakule @André Lapointe

Mise à jour importante : je viens de découvrir que je peux en commander sur un site canadien spécialisé en produits turcs. Comme quoi, l’espoir ne meurt jamais.

Sur le chemin du retour, je laisse Erkan et je fais un arrêt au Kuğulu Park, le fameux parc des cygnes. Petit parc charmant, très apprécié des locaux, parfait pour une pause tranquille en plein centre-ville. J’ai vraiment aimé l’ambiance, relaxante et douce.

Je poursuis ensuite ma route vers l’hôtel, où je rejoins mon ami Hamza, en visite à Ankara pour le travail.

La dernière soirée se déroule tout en douceur : préparation du départ, organisation des valises… et, miracle, je n’ai pas eu besoin de m’asseoir sur ma valise pour la fermer cette fois-ci.

Selfie @André Lapointe


Erkan a gentiment accepté de repartir avec mon autre valise — elle est encore en très bon état et s’offrira ainsi une deuxième vie.

Fin parfaite pour Ankara.

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